Élu à la tête de la Commission de la CEDEAO pour le mandat 2026-2030, le général sénégalais Birame Diop a reçu le soutien du politologue camerounais Christopher Fomunyoh. Ce dernier a salué un choix idoine pour relever les défis sécuritaires majeurs de l’organisation sous-régionale.
Un choix stratégique validé à Freetown
Réunis à Freetown dans le cadre de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants ouest-africains ont entériné la nomination du général d’armée sénégalais Birame Diop à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ancien ministre de la Défense du Sénégal, il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2026 au siège de l’institution à Abuja pour un mandat couvrant la période 2026-2030, succédant ainsi au Gambien Dr Alieu Touray.
Cette désignation a rapidement suscité des réactions au sein de la classe politique et des observateurs internationaux. Parmi eux, le politologue camerounais Christopher Fomunyoh, directeur régional pour l’Afrique au National Democratic Institute for International Affairs, a tenu à saluer cette promotion qu’il juge particulièrement opportune face aux enjeux régionaux actuels.
Des défis sécuritaires majeurs pour le nouveau président
Via une publication sur son compte X, Christopher Fomunyoh a adressé ses félicitations au Sénégal pour ce « choix judicieux qui cadre avec les défis mais aussi les opportunités que représente l’organisation sous-régionale ». Le futur président de la Commission héritera d’un dossier lourd et complexe, marqué de surcroît par le contexte géopolitique délicat issu du retrait de l’organisation par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Birame Diop aura ainsi pour lourde tâche de piloter la mise en œuvre des orientations politiques et sécuritaires fixées par les chefs d’État, tout en s’efforçant de préserver la cohésion et l’influence de l’organisation dans une sous-région en pleine mutation.

































