Face à un bilan de couverture encore insuffisant, le gouvernement camerounais accorde un nouveau sursis au quatrième Recensement général de la population, de l’habitat, de l’élevage et de l’agriculture. Initialement fixée au 31 juillet, la date butoir a été repoussée par un arrêté du Premier ministre Joseph Dion Ngute, prolongeant les opérations du 1er août au 15 septembre.
Une phase de ratissage pour corriger les oublis
Cette période complémentaire doit permettre d’effectuer un ratissage minutieux sur l’ensemble du territoire national afin d’inclure un maximum de ménages, de personnes et d’exploitations agricoles.
Ce nouveau délai intervient alors que plusieurs habitants, notamment dans les grandes métropoles de Yaoundé et Douala, signalent n’avoir croisé aucun agent recenseur, la cartographie initiale ayant omis de prendre en compte certains nouveaux quartiers en expansion. Selon la commission de recensement, seulement 60,4 % de la population ont pu être comptabilisés depuis le lancement de la première phase en avril dernier.
Des embûches structurelles et logistiques
Cette vaste opération nationale se heurte à des obstacles persistants qui expliquent ces retards répétés :
- Des tensions sociales : Les retards fréquents dans le versement des indemnités aux agents recenseurs ont régulièrement déclenché des mouvements d’humeur et des arrêts de travail.
- Des freins sur le terrain : La collecte est également ralentie par la réticence de certains ménages, ainsi que par des barrières linguistiques et des contextes sécuritaires délicats dans les zones à risques.
Ce report de six semaines constitue une tentative cruciale pour redresser les chiffres de la couverture démographique et garantir la fiabilité des données statistiques du pays.

































