Par un arrêté signé ce 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, interdit formellement aux organisations à but non lucratif d’utiliser des tenues ou insignes prêtant à confusion avec ceux des forces de sécurité ou de l’ONU. Les structures concernées disposent d’un délai de quinze jours pour restituer ces équipements sous peine de poursuites judiciaires.
Une mesure stricte pour éviter toute confusion institutionnelle
Le gouvernement camerounais renforce son emprise réglementaire sur le secteur associatif. Par un arrêté signé ce 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a prononcé une interdiction formelle et immédiate visant l’ensemble des organisations à but non lucratif exerçant sur le territoire national. Le texte leur interdit désormais strictement de détenir, de porter ou d’utiliser des tenues vestimentaires, des insignes, des grades ou tout autre attribut distinctif qui pourrait prêter à confusion avec ceux utilisés par les Forces de défense et de sécurité du Cameroun, ou par les agences et missions du système des Nations unies.
Cette décision vise à mettre un terme aux usages abusifs ou équivoques d’effets officiels par des acteurs non étatiques, garantissant ainsi qu’aucune organisation privée ne puisse arborer des symboles relevant de la puissance publique ou de la représentation internationale.
Quinze jours pour restituer le matériel et un couperet judiciaire en cas de manquement
Pour se conformer à cette nouvelle directive, l’arrêté ministériel accorde un délai impératif de quinze jours aux responsables des structures concernées. Durant cette période, les organisations sont tenues de déposer l’ensemble des équipements et insignes incriminés auprès des services administratifs territorialement compétents, qu’il s’agisse des préfectures ou des sous-préfectures correspondant à leur siège social.
Passé ce délai de grâce, toute détention ou utilisation illicite sera rigoureusement sanctionnée. Le texte prévoit des poursuites judiciaires à l’encontre des personnes physiques ou morales récalcitrantes, en infraction avec la législation en vigueur. Afin de garantir l’application stricte de cette mesure sur l’ensemble du territoire national, Paul Atanga Nji a directement enjoint aux gouverneurs de région, aux préfets et aux sous-préfets de veiller au grain et de sanctionner sans réserve les contrevenants.

































