Face au séjour prolongé du président Paul Biya en Suisse, qui totalise quarante-quatre jours d’absence, l’opposant Jean-Michel Nintcheu a demandé au Conseil constitutionnel de constater la vacance du pouvoir. Une initiative rejetée par le RDPC, le parti au pouvoir affirmant que le chef de l’État continue d’assurer ses fonctions depuis l’étranger.
Une requête de l’opposition sur fond de séjour prolongé en Suisse
L’absence prolongée du président Paul Biya hors du territoire national ravive les tensions politiques au Cameroun. Parti le 7 juin 2026 pour un séjour privé en Suisse, le chef de l’État totalise quarante-quatre jours d’absence à la date du 21 juillet, relançant les interrogations récurrentes sur son état de santé à l’âge de 93 ans.
Face à cette situation jugée anormale par certains acteurs sociopolitiques, le député et opposant Jean-Michel Nintcheu est monté au créneau. Le 17 juillet, l’ancien cadre du Social Democratic Front (SDF) a publié un message sans équivoque sur sa page Facebook, sommant le Conseil constitutionnel de constater la vacance au sommet de l’État conformément aux dispositions en vigueur.
Le parti au pouvoir plaide la continuité institutionnelle
En réaction à cette offensive, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) s’emploie à dissiper les inquiétudes et rejette en bloc toute idée de vacance institutionnelle. Christophe Mien Zok, directeur de la propagande de la formation politique au pouvoir, a balayé les critiques en affirmant que « le pouvoir n’est pas vacant » et que le président demeure aux commandes.
Pour étayer cette démonstration de continuité, le parti présidentiel rappelle que le chef de l’État continue d’exercer ses prérogatives constitutionnelles depuis Genève, à l’instar de la signature d’actes officiels et de l’envoi récent d’un télégramme de félicitations à son homologue français Emmanuel Macron, à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet.

































