C’est un coup dur pour les fans nigérians de la star sud-africaine. La chanteuse Tyla a officiellement retiré Lagos de la programmation de son APOP World Tour. Cette annulation survient au beau milieu d’une violente campagne de boycott menée par des internautes nigérians, ravivant les tensions culturelles et géopolitiques entre les deux géants de l’Afrique.
Entre polémique et silence radio
La décision de rayer la capitale économique nigériane de sa tournée mondiale n’a fait l’objet d’aucun communiqué officiel de la part de l’artiste ou de son management à ce stade.
Néanmoins, le timing de cette suppression ne doit rien au hasard. Sur les plateformes numériques, la contestation a enflé ces derniers jours : de nombreux utilisateurs nigérians ont appelé à bouder l’événement, reprochant à la lauréate des Grammy Awards de garder le silence face aux épisodes de violences xénophobes ciblant régulièrement des ressortissants étrangers — notamment nigérians — en Afrique du Sud. Pour ses détracteurs, ce mutisme a été interprété comme un manque de solidarité envers les victimes.
Une rivalité culturelle et des susceptibilités historiques
Cet incident remet en lumière la complexité des relations entre l’Afrique du Sud et le Nigeria, deux locomotives économiques et musicales du continent. Si les collaborations artistiques y sont florissantes, les tensions sociopolitiques et le souvenir des crises xénophobes passées continuent d’alimenter une susceptibilité palpable sur les réseaux sociaux.
En attendant une prise de parole de l’équipe de Tyla pour clarifier les raisons de ce retrait, l’affaire illustre à quel point la sphère numérique et les sensibilités géopolitiques peuvent désormais dicter, bousculer ou perturber l’agenda des plus grandes stars de la scène internationale.

































