De retour à Aix-en-Provence après un séjour immersif de près d’un mois, l’artiste franco-italien Renato Biunno revient sur une expérience africaine intense qui a profondément nourri sa démarche. Entre sa participation remarquée au Yaoundé PhotoFest 2026 et une résidence croisée à Bandjoun Station, le plasticien pluridisciplinaire évoque un voyage où la création plastique s’est conjuguée à de puissantes rencontres humaines.
Du Yaoundé PhotoFest au Musée national : une reconnaissance inattendue
Présent à Yaoundé du 25 au 28 juin dans le cadre de la programmation « Off » à la Kamerun Haus, Renato Biunno a su séduire les organisateurs grâce à son travail mêlant photographie et digital painting.
- Les œuvres présentées : Les Murmures du fleuve (une pièce monumentale de 160 × 165 cm sur maille) et l’installation Memory Totems.
- La transition vers le « In » : Remarqué par le directeur du festival Fabrice N’gon, son travail a finalement intégré la programmation officielle, prolongeant son exposition au Musée national du Cameroun tout au long du mois de juillet. Une belle validation pour sa thématique centrale : « Matières, mémoires et métamorphoses ».
L’expérience de Bandjoun Station : l’art au contact de la tradition
Poursuivant son périple dans la région de l’Ouest, l’artiste a investi la célèbre structure de Bandjoun Station pour une résidence internationale axée sur l’échange et l’observation des chefferies traditionnelles.
Ce bain culturel a directement inspiré de nouvelles productions :
- « Afrique, traditions et mémoires » (110 × 110 cm), combinant peinture tachetée, acrylique végétale, photographies de la chefferie retravaillées en digital painting, tressages de cordes et feuillage de palmier.
- Des portraits et hommages visuels, notamment à destination de Barthélémy Toguo et de Mansour Ciss.
- « Chroniques visuelles – scènes du Cameroun », une création vidéo rassemblant une quarantaine de pièces numériques façonnées par les paysages de l’Ouest.
Une histoire « qui ne fait que commencer »
Au-delà de la production artistique, Renato Biunno insiste sur la profondeur des liens humains tissés sur place aux côtés d’acteurs culturels majeurs comme Barthélémy Toguo et Thierry Fouomene. S’exprimant sur l’avenir de sa démarche, il confie repartir avec de nouvelles pistes de réflexion autour de la mémoire des lieux et la conviction profonde que son histoire artistique avec le Cameroun ne fait que débuter.

































