Face aux vives polémiques et aux interrogations alimentées par l’absence prolongée du président Paul Biya hors des frontières nationales, Grégoire Owona a tenu à clarifier la situation. Le secrétaire général adjoint du Comité central du RDPC et ministre du Travail et de la Sécurité sociale balaye d’un revers de main toute idée de vacance institutionnelle.
Une mise au point ferme contre la « désinformation »
Le haut cadre du parti au pouvoir monte au front pour dénoncer ce qu’il qualifie de campagne médiatique mensongère. Selon lui, les spéculations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains organes de presse ne reposent sur aucun fondement et cachent des commanditaires tapis dans l’ombre. Tout en concédant que ces débats reflètent la liberté d’expression en vigueur au Cameroun, il regrette la persistance de fausses informations visant à déstabiliser l’image du pays.
L’argumentation juridique : du droit du travail à la continuité de l’État
Pour défendre la position de l’exécutif, Grégoire Owona avance des arguments pour le moins originaux :
- Le droit au repos du « travailleur suprême » : En s’appuyant sur le Code du travail camerounais, il rappelle qu’un congé annuel peut aller jusqu’à 80 jours. Assimilant le peuple souverain à « l’employeur », il soutient que le chef de l’État est parti en congé en toute légalité et que son retour sera notifié en temps voulu.
- La permanence institutionnelle : L’absence physique du territoire ne vaut pas vacance du pouvoir. La signature régulière de décrets présidentiels et la poursuite des activités gouvernementales prouvent, selon lui, que les rouages de l’État continuent de fonctionner sans heurts.
En assénant un « GAME OVER » conclusif, le ministre entend clore définitivement un débat qu’il juge stérile, martelant que les institutions républicaines demeurent pleinement opérationnelles.

































