Figure incontournable du paysage politique et judiciaire camerounais, l’avocat et homme politique Akere Muna (parfois mentionné sous le nom d’Ekere Muna) a fait réagir les réseaux sociaux avec une publication historique aux relents éminemment politiques. En disséquant la doctrine du « droit divin des rois », le bâtonnier invite implicitement ses concitoyens à jeter un regard critique sur la conception moderne du pouvoir.
Un rappel historique ancré dans la théorie de l’absolutisme
Dans une contribution partagée sur sa page X (anciennement Twitter), Akere Muna est revenu sur les fondements de cette ancienne théorie politique et religieuse européenne :
- Une légitimité céleste : Le souverain tire son autorité directement de Dieu, s’affranchissant du consentement du peuple, de la noblesse ou de toute autre instance terrestre.
- L’interdiction de la contestation : S’opposer au monarque revient à commettre un sacrilège en s’opposant à la volonté divine.
- L’irresponsabilité politique : Le dirigeant ne doit de comptes qu’à Dieu, échappant au contrôle de ses sujets.
Le juriste rappelle que cette vision, défendue en son temps par des figures comme le roi Jacques Ier d’Angleterre (« les lieutenants de Dieu sur terre »), a fini par reculer sous la pression de ruptures historiques majeures — de la Révolution française aux révolutions anglaises et américaines — qui ont consacré la souveraineté populaire et le constitutionnalisme.
La formule finale : une invitation au décryptage
Sans jamais citer explicitement le contexte politique camerounais, le choix de ce sujet par Akere Muna résonne fortement au moment où les débats sur la gouvernance, la longévité au pouvoir et la légitimité institutionnelle agitent le pays.
En concluant sa démonstration par un évocateur « Hmmm… réfléchissez-y ! », le bâtonnier laisse à chacun le soin de faire le parallèle entre ces monarchies absolues d’autrefois et les réalités du pouvoir contemporain.

































