Le paysage culturel et événementiel en Côte d’Ivoire connaît une transformation majeure. Les autorités ont introduit un nouveau cadre réglementaire qui impose à toute personne physique ou morale désireuse d’organiser un spectacle d’être titulaire d’une licence d’entrepreneur de spectacle délivrée par le ministère en charge de la Culture.
Un dispositif catégorisé et un coût modulé
Valide pour une durée de trois ans, cette licence est structurée en fonction de la nature des activités et de l’envergure des structures :
- La catégorie A : Spécifiquement dédiée aux exploitants de salles de spectacles, elle est subdivisée en quatre niveaux (de A1 à A4) selon la capacité d’accueil des infrastructures.
- Les autres catégories : Des déclinaisons spécifiques s’appliquent également aux producteurs et aux diffuseurs de spectacles.
Pour les acteurs économiques et les plus grandes structures du secteur, le coût de la licence peut grimper jusqu’à 10 millions de FCFA, un montant qui alimente déjà de vifs débats et réactions au sein de l’écosystème artistique national.
Objectifs de la réforme : professionnalisation et traçabilité
À travers cette mesure d’encadrement strict, le gouvernement ivoirien ambitionne de : mieux structurer et professionnaliser le secteur du spectacle vivant; renforcer la rigueur administrative et la sécurité juridique des événements.et améliorer la traçabilité des activités économiques liées à l’industrie culturelle et du divertissement.

































