À l’approche des élections législatives et municipales prévues au début de l’année 2027, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) serre les rangs. Le 22 juillet à Yaoundé, le parti au pouvoir a réuni son aréopage le plus influent — du président du Sénat au Premier ministre actuel et son prédécesseur, en passant par les membres du gouvernement et les figures locales — pour un sommet stratégique de remobilisation.
La menace des rivalités internes
Face à un contexte politique qu’il juge exigeant, le secrétaire général du comité central, Jean Nkueté, a donné le ton. Tout en saluant le travail de terrain mené depuis une décennie par les délégations permanentes, il a tiré la sonnette d’alarme contre les luttes de clans fratricides.
« Nous ne pouvons pas aborder les élections législatives et municipales avec assurance et quiétude si l’apaisement n’est pas renforcé dans nos rangs, si les questions relatives aux candidatures et au profil des candidats ne sont pas courageusement et clairement explicitées », a-t-il prévenu, appelant à éviter les « chocs de candidature ».
Pour désamorcer les tensions en amont, Jacques Fame Ndongo, secrétaire national à la communication, mise sur la médiation de terrain : les chefs de délégation régionaux et départementaux ainsi que les présidents de section auront la charge d’aller à la rencontre des militants pour aplanir les différends.
L’inconnue du mode de désignation
Sur la méthode exacte pour départager les postulants, le parti maintient le flou entre investiture directe et primaires. Une source interne au comité central rappelle toutefois la règle traditionnelle : « Pour le moment rien n’est spécifié, c’est le président national du parti qui investit ».
En marge de ces arbitrages, de nombreux militants expriment le vœu de voir les instances dirigeantes accorder une place plus importante et inclusive aux femmes et aux jeunes lors de la composition des listes.

































