Plus d’un mois après le départ de Paul Biya pour l’Europe, l’Union des démocrates du Cameroun (UDC) menée par Tomaïno Ndam exhorte les autorités à clarifier la continuité de l’État. Tout en écartant l’hypothèse d’une vacance du pouvoir, le parti plaide pour l’instauration de délais stricts encadrant les absences présidentielles et réclame une information régulière du Parlement afin de conforter la transparence institutionnelle.
Une absence de plus d’un mois qui suscite des interrogations au sommet de l’État
Plus d’un mois après le départ du président Paul Biya pour l’Europe, la classe politique camerounaise s’agite. L’Union des démocrates du Cameroun (UDC), formation dirigée par Tomaïno Ndam, a officiellement interpellé les autorités compétentes pour exiger des explications précises sur la gestion et la continuité de l’exercice du pouvoir exécutif.
Alors que le chef de l’État poursuit son séjour prolongé hors des frontières nationales, le parti d’opposition estime que le silence ou le manque de visibilité institutionnelle ne fait qu’amplifier les questionnements légitimes des citoyens quant au bon fonctionnement de l’appareil étatique.
L’UDC écarte la vacance du pouvoir mais réclame des règles strictes
Tout en prenant soin de ne pas évoquer une quelconque vacance du pouvoir et en réaffirmant son plein respect de la légitimité des institutions en place, l’UDC insiste sur la nécessité absolue de transparence. Pour la formation politique, cette situation inédite dans sa durée met en lumière un vide réglementaire qu’il convient de combler rapidement pour éviter toute dérive ou interprétation hasardeuse.
Le parti plaide ainsi de manière constructive pour l’instauration de mécanismes de contrôle et d’encadrement rigoureux. Cela passerait notamment par l’établissement de délais clairement définis pour encadrer les déplacements de longue durée du président de la République, ainsi que par une information institutionnelle régulière adressée au Parlement concernant la gestion des affaires courantes et la permanence de l’action publique.
Conforter la confiance citoyenne à travers la transparence
Au-delà des aspects purement juridiques et constitutionnels, l’UDC rappelle que la communication politique est un pilier fondamental de la démocratie. En apportant des réponses claires sur la manière dont le pouvoir est exercé à distance, les institutions camerounaises renforceraient la confiance de la population.
Pour le parti de Tomaïno Ndam, lever le voile sur ces zones d’ombre institutionnelles permettrait non seulement d’apaiser le débat public, mais aussi de garantir que l’État continue de répondre efficacement aux défis multiples auxquels le Cameroun fait face au quotidien, sans que l’éloignement du sommet de l’exécutif ne devienne un frein à la gouvernance.

































