Invité de l’émission Canal Presse, l’analyste Aimé Sadou a vivement contesté les justifications officielles imputant la crise énergétique du septentrion à la seule sécheresse. Pointant du doigt le déplacement de turbines vers Mékin, l’ensablement du barrage de Lagdo et le cercle vicieux entre pannes d’électricité et pénuries d’eau, il réclame des réponses structurelles face à la défaillance des alternatives solaires.
Des explications officielles contestées sur le front des coupures
Invité sur le plateau de l’émission Canal Presse diffusée sur Canal 2, l’analyste Aimé Sadou est monté au créneau pour déterrer les causes profondes des pannes d’électricité et d’eau à répétition qui paralysent le septentrion camerounais. Contredisant les arguments officiels rejetant la faute sur la seule sécheresse, il pointe du doigt des défaillances structurelles majeures et des responsabilités partagées entre les opérateurs en charge de l’eau et de l’énergie.
Au cœur de ses accusations figure le déplacement de deux turbines du barrage de Lagdo vers celui de Mékin, une décision technique qu’il juge inappropriée et aux conséquences désastreuses pour la production locale.
L’ensablement et le cercle vicieux entre eau et électricité
Pour Aimé Sadou, la crise est aggravée par un manque criant d’entretien des infrastructures, à commencer par l’ensablement critique du barrage de Lagdo. Il décrit un cercle vicieux où la pénurie d’électricité paralyse à son tour le pompage de l’eau, les deux ressources étant intimement liées dans les villes de la région.
Face à l’échec avéré des solutions palliatives misant sur le solaire pour compenser la faiblesse du système hydraulique, l’analyste appelle à poser un diagnostic honnête et à apporter des réponses pérennes face à l’urgence énergétique dans le nord du pays.

































